Mardi 28 novembre 2006

Maintenant que le ponçage est terminé une nouvelle étape arrive: la stratification.

Un des ingrédients esssentiels d'une stratification de qualité est la résine.

Dans mon cas il s'agit de résine époxy car c'est la seule à accrocher sur le bois de manière durable. En plus, une fois sèche (polymérisée) elle ne risque pas l'osmose (procédé "d'égalisation" de deux fluides différents à savoir l'eau et la résine). La résine polyester peut subir l'osmose dans le temps car elle n'est jamais vraiment sèche ( donc dans l'absolue jamais "pas liquide").

L'époxy se prépare en mélengeant la résine et son durcisseur. Le dosage doit etre précis car un excedent de l'un ou l'autre des produits conduit à un séchage partiel voir pas de séchage du tout. Comme vous pouvez le voir sur l'image j'utilise des doseurs où les taux de mélanges sont inscrits. Je gagne en rapidité et en précision.

La résine polyester est activée par son catalyseur. Celui ci s'évapore une fois le séchage fini, donc le mélange n'a pas besoin d'etre aussi précis (on peut toute fois réguler la durée de séchage en fonction de la quantité de catalyseur).

par Arno A2 publié dans : arno.canoe
recommander
Mardi 19 septembre 2006

Voila le ponçage terminé. Finalement ce n'était pas si long, j'ai poncé la coque entiere en moins de deux jours de travail (entrecoupé par mon déménagement et les préparatifs de mon mariage). J'ai commencé par un ponçage au papier de verre de grain 50 pour finir au grain 120.

Un conseil: utilisez plutot une ponceuse vibrante qu'une orbitale car cette derniere à tendance à creuser de manière irrégulière.

Avant de tout poncer j'avais fais un mélange de sciure et de résine époxy pour boucher les trous d'agraffes et les jours entre les lattes. Ceci afin de limiter les fuites et infiltrations de résine lors de la stratification.

Le résultat est sublime. Ca sent super bon le Red Cedar lorsqu'on le ponce. Par contre ça fait énormement de poussière.

La prochaine étape sera plus périlleuse, car il va me falloir poser le tissu de verre destiné à proteger et durcir la coque.

par Arno A2 publié dans : arno.canoe
recommander
Mardi 19 septembre 2006

Bonjour à tous voici que les choses se précises. La coque est terminée.

Enfin presque!

Le collage des lattes est fini.

Comme vous pouvez le voir sur l'image, les dernieres lattes sont posées longitudinalement. Je ne pouvais pas continuer à cintrer celles ci sans les casser.

De plus maintenant un long travail de rabotage et de ponçage m'attend car les lattes sont encore brut.

 

par Arno A2 publié dans : arno.canoe
recommander
Jeudi 22 juin 2006

Voila comme promis l'article sur la construction sandwich. Je vais tenter de vous expliquer pourquoi cette construction est utile et quelle est sont implication dans la construction de mon canoë.

Premierement, définissons ce qu'est une construction sandwich.

On parle de sandwich lorsque plusieures couches se retrouvent collées entre elles. En construction composite on définit le sandwich tel que les couches extérieures mesurent 1/10eme de l'épaisseur de la partie centrale.

Dans le cas de la construction en bois latté, le sandwich est formé de fibre de verre et de bois.

La couche de fibre de verre est de l'ordre du demi millimetre alors que la couche de bois mesure dans les six millimetres. On est donc bien dans le cadre d'un sandwich composite.

Comme vous pouvez le voir sur le deuxieme schéma lors d'une torsion des efforts s'appliquent à l'ensemble de l'objet.

Nous allons voir maintenant les caracteristiques du sandwich.

Dans notre cas nous avons deux matieres bien différentes. La fibre de verre est trés resistante en traction mais en fine couche n'est pas trés resistante à la pliure (elle resiste beaucoup mieux à la torsion). Le bois lui est résistant à la compression (si elle est répartie) mais ne supporte pas la torsion franche.

Ces carractéristiques mise en commun permettent d'obtenir d'autres propriétées.Comme la fibre de verre est collée des deux coté de l'épaisseur du bois on peut considérer les deux matériaux comme inséparables (ce qui est vrai dans les contraintes rencontrées dans le cas du canoë).

Dans la zone de traction, si la fibre n'était pas présente le bois casserait. Dans la zone de compression, la fibre seule se plierai et casserait. Le bois resistant à la compression aide la fibre à ne pas plier et la fibre resistante à la traction aide le bois à ne pas rompre.

Ce syteme allie les avantages de chaques matériaux en elliminant les défauts en grandes parties.

Il possède néamoins un défaut, si la couche superficielle de fibre (et d'époxy) est sous dimensionnée elle risque de rompre en cas de choc ponctuelle.

Il faut donc trouver le bon compromis entre le poids (chargé au maximum on a une solidité maxi) et la résistance (trop resistant ou pas assez ce n'est pas bon). Seule l'expérience de ceux ayant déja fait ce genre de construction peut nous aider.

par Arno A2 publié dans : arno.canoe
recommander
Jeudi 22 juin 2006

Voilà la fin qui pointe son nez. Grace aux belles journées de juin et à mes disponibilité, j'avance à trés grands pas sur mon chantier.

Comme vous pouvez le voir j'ai desormais dépassé la partie la plus arrondie du maitre bau.

Le plus dur actuellement et de coller les lattes sur les poupes.

J'ai du m'adapter. Les lattes ne se rejoignent pas au centre mais se chevauchent en quinconce. Cela me fait gagner du temps à l'ajustage. Quelques défauts seront à corriger avant la stratification.

par Arno A2 publié dans : arno.canoe
recommander
 
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus